Windows : Gérer le fichier d’échange (fichier “swap”).

Base de connaissances

winflag Windows : le fichier d’échange

punaize  Problème :

Quand on laisse Windows gérer la mémoire virtuelle, Windows détermine les paramètres par défaut en fonction de la quantité d’espace libre sur le disque dur. La taille du fichier d’échange augmente et diminue de manière dynamique, en fonction de l’utilisation effective de la mémoire.
L’inconvénient est que ce fichier se fragmente comme tous les autres au fil des sessions et que les temps d’accès se détériorent progressivement. De plus, le défragmenteur de disque, n’intervient pas sur ce fichier qui sera de plus en plus fragmenté.
Est-il possible de remédier à cela pour améliorer les performances ?

punaize  Solution :

Le fichier d’échange de Windows (extension SWP), est plus communément appelé “fichier swap”. Pour intervenir sur ce fichier, sur l’icône “Poste de travail” du bureau, faire un clic du bouton droit et choisir “Propriétés”, onglet “Performances” cliquer sur “Mémoire virtuelle” puis activer la case à cocher “Me permettre de spécifier mes propres paramètres de mémoire virtuelle”.

punaize  Rendre le fichier d’échange permanent.

La première recette à appliquer pour améliorer les performances est connue depuis toujours : Il faut rendre le fichier d’échange permanent, c’est à dire lui donner une taille et une position fixe, allouée une fois pour toute. Cela permet bien évidemment d’éviter la fragmentation du fichier, dramatique pour sa vitesse de lecture, la tête de lecture du disque dur ayant de nombreux allez retour à faire entre les différentes parties du fichier. Cela nous donne également la possibilité de contrôler sa taille, et sa position sur le disque, de manière encore à augmenter la vitesse de Windows. Pour rendre le fichier d’échange permanent, il faut rentrer la taille qu’on lui donne en tant que valeur mini et valeur maxi. De plus, pour que ce fichier soit bien contigu (en un seul bloc), il faut faire une défragmentation du disque avant de le créer.

punaize  Où placer le fichier d’échange ?

On trouve encore de nombreuses réponses absurdes à cette question, inspirées par différents autres systèmes de mémoire virtuelle. L’une des plus commune est celle qui consiste à créer une partition de son disque dur à l’unique fin d’y mettre le fichier d’échange. Cette méthode, inspirée du monde Linux, s’explique également comme une volonté d’éviter la fragmentation du fichier. Celle-ci est en effet due à la présence sur la partition système ou la partition de stockage, de fichiers déjà fragmentés, séparés par des espaces libres qui sont plus ou moins comblés par les fragments du fichier d’échange. Cependant, si le fichier d’échange est défini une fois pour toute en un seul bloc, cet argument perd tout son intérêt. Cette méthode qui fait gagner de la vitesse lorsque la gestion de la mémoire est dynamique, en fait perdre lorsque l’on utilise un fichier fixe. En effet, le disque dur est plus rapide sur ses premiers cylindres qui correspondent aux premiers fichiers des premières partitions. Reléguer le fichier d’échange sur une partition secondaire, comme le laisser en fin de disque revient à brider de manière non négligeable sa vitesse de lecture. Il faut donc placer notre fichier au début de la première partition du disque, là où le défragmenteur de Windows a la bonne idée de placer les fichiers les plus souvent utilisés.

punaize  Il existe en gros deux méthodes :

Première méthode :
Utiliser un utilitaire pour déplacer le fichier d’échange en début de disque.
Cette méthode est intéressante lorsque l’ordinateur dispose de peu de RAM (< ou = à 64Mo) et utilise donc le fichier d’échange de manière constante : il faut que celui-ci soit en priorité sur la zone la plus rapide du disque dur. Norton Utilities 2000 permet de réaliser cette opération. Il n’est bien sûr pas question d’acheter NU rien que pour ça, mais comme c’est une opération que l’on ne fait qu’une fois, la version de démonstration, qui a été distribuée avec certains magazines et toujours disponible sur le web, suffit largement.

Seconde Méthode :
Créer le fichier d’échange juste après l’installation de Windows de manière à ce qu’il commence au 200 ème ou 250 ème Mo du disque dur.
Suffisante pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, elle est même conseillée lorsqu’on a beaucoup de RAM : Pourquoi priver les fichiers les plus souvent utilisés de la zone la plus rapide du disque pour y mettre un fichier qui sert tout le temps, mais peut être un peu moins souvent que iexplore.exe ou shell32.dll. Enfin, pour ceux qui possèdent deux disques durs aussi rapides l’un que l’autre, le top est de placer le système et les applications sur la première partition du premier, et le swap sur la première partition du second. Mais attention, ne comptez pas augmenter vos performances si vous recyclez à ces fins un vieux disque dur.

punaize  Quelle taille lui donner ?

Là encore, on entend beaucoup d’inepties à ce sujet : La plupart des gens vous diront de lui donner 2 à 3 fois la taille de votre mémoire vive. C’est bien sûr parfaitement idiot : plus on a de RAM, moins on a besoin de mémoire virtuelle ! De plus l’utilisation du swap par Windows dépend énormément de l’utilisation que vous faites de votre ordinateur. Il n’y a donc pas de moyens simples pour déterminer cette taille. Dans tous les cas, et même si il ne sert pas, il faudra lui donner une taille non nulle, car autrement certains programmes refuseront de tourner. Maintenant, il faut aussi être capable d’évaluer vos besoins. Voici une méthode simple :
Tant que votre mémoire virtuelle est gérée de manière dynamique, utilisez le moniteur système de Windows pour voir quelle taille fait le swap lorsque vous utilisez votre PC de manière très intensive (plusieurs applications ouvertes en même temps). Utilisez la valeur maxi atteinte lors de vos essais, en la majorant de quelques dizaines de Mo.

 

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